dimanche 14 juillet 2019

Plantations sur le nouveau 18


Il y a quelques jours maintenant, nous avons réalisé la plantation de cinq sujets le long du 9 bois. Ces travaux ont 3 objectifs :

 - Délimiter visuellement le trou pour canaliser le jeu plus à droite
-- Éviter que des joueurs ne soient tentés de couper par le fairway du 1 bois, ce qui est dangereux pour les golfeurs  d’en face et perturbe la fluidité du jeu dès le premier trou.
-- Remplacer avantageusement les deux petits pins supprimés.

Ont ainsi été plantés :

1 Chêne à feuilles d'olivier (Quercus bivoniana)
2 Arbres à Perroquets (Parrotia persica)
1 Troène du Japon (Ligustrum japonicum)
1 Arbre de Judée  (Cercis siliquastrum)
 



La piètre qualité du sol, avec seulement quelques décimètres de ‘’terre arable’’ sur une formation schisteuse, trop  drainante et très  pauvre du point de vue agronomique, nous a obligé à prévoir des trous correctement dimensionnés et un apport de terre et de compost à base de fumier de bovin pour compenser.

Pour la plantation et le tuteurage, cela n’a pas été une sinécure. Un bon test a été réalisé dès le lendemain de la plantation avec le passage de la tempête Miguel et ses 98 Km /H en rafales.

Cet automne, une seconde tranche de plantations sera réalisée pour combler les espaces entre le fairway du 1 bois et celui du 9 bois (futur 18). La période sera bien plus adaptée à la plantation de végétaux. 
Comme dit l'adage, ‘’ à la Sainte Catherine, tout bois prend racine’’.

Pour le moment, et au regard des conditions particulièrement sèches (déficit de précipitations et vent de nord-est), un arrosage copieux et régulier est de mise surtout avec un aussi bon sous-sol...


Depuis le 1er juillet, une modification de l’organisation de certains trous a été opérée, avec la permutation des trois derniers trous (16, 17, 18) avec les 3 derniers trous du Bois. Sur le nouveau 18 (ancien 9 bois), le départ des hommes est déplacé au départ des dames, ces dernières joueront d’un départ avancé et décalé sur le coté droit qui sera créé dès cet hiver. Pour ouvrir le jeu, les deux petits pins qui se trouvaient dans l’axe des départs du 9 bois ont été supprimés. C'est pour compenser que nous avons réalisé les plantations. Sur le 16 (ancien 7 bois) un élagage important a été réalisé sur la partie droite, à hauteur de la retombée de drive. Les deux frênes situés sur le fairway ont reçu un rehaussement de couronne et une taille de formation. 

dimanche 30 juin 2019

Carpes vs Canicule


Une partie des carpes et des gardons du bassin du 10 n’ont pas supporté la météo de ces derniers jours. En effet, l’élévation de la température de l’eau ainsi que la baisse du niveau du bassin ont entraîné une accélération de l’eutrophisation du plan d’eau.
Carpe


L’eutrophisation est le phénomène naturel ou induit qui consiste à une augmentation de la concentration des matières carbonées ou azotées dans une eau stagnante. La concentration est due à une diminution de la vie microbienne à cause de la température et de la stagnation de l’eau, ce qui limite la transformation des déchets organiques en suspension et en particulier les déjections des poissons et les débris végétaux. La carpe qui par ailleurs se nourrit des éléments nutritifs contenus dans la vase, accélère le processus en mettant en suspension encore plus de matière organique en fouillant le fond. L’ensemble de ces mécanismes conduisent à une désoxygénation du milieu et la mort des poissons.  

Au contraire, dans le bassin du 8 bois, les poissons se portent très bien, la qualité de l’eau est meilleure. En effet, ce bassin est utilisé comme bassin de pompage, de ce fait, il est régulièrement réapprovisionné par le forage. L’eau ainsi rapportée limite la concentration en éléments carbonés et refroidit l’eau résiduelle du bassin.

Dans le milieu naturel, le mécanisme d’eutrophisation est la première étape vers la diminution de la taille des mares et étangs, puis la colonisation par des végétaux semi-aquatiques (roseaux, joncs, iris, jussie, acore, rubanier, carex etc) et enfin, à l’échelle géologique, création d’une tourbière.
Gardon

Un curage et un reprofilage du bassin du 8 bois seront effectués en fin d’année, suivis, à cette occasion, d'un empoissonnement avec des carpes pour digérer les vases, des carpes et des gardons pour consommer les plantes aquatiques (potamot, lentilles, sphaignes etc) et des carnassiers (black bass ou brochet) pour réguler la population de poissons blancs. Au printemps un épandage de Lithotame (carbonate de magnésie) a permis de floculer la matière organique en suspension et de la précipiter vers le fond.

Nos moyens d'action face à une telle situation restent limités, il n'y a plus qu'à espérer que ce type d'épisode caniculaire ne se reproduise pas trop fréquemment. 

vendredi 14 juin 2019

Matériel Acte VIII : L'aérateur


Voilà enfin notre aérateur automoteur 648 TORO.

Rapide et très maniable, cet outil est très simple d'utilisation. Une gamme de différentes profondeurs et un choix d'espacement des trous, variables selon le type d'opération souhaitée, sont déjà préréglés pour plus de simplicité et d'efficacité.

L'aération est un peu la bête noire du golfeur, en effet, les périodes idéales d’aération correspondent aux périodes idéales pour le jeu et donc pour les compétitions. Quoi de plus rageant que de voir les greens aérés ou décompactés 10 ou 15 jours après le Grand Prix !

En effet, en mai, juin ou septembre le sol est réchauffé, toute intervention mécanique se fera sur un gazon en bonne santé et avec l’assurance d’une cicatrisation beaucoup plus rapide. Par ailleurs, si l’opération est couplée avec un regarnissage, là encore la période est idéale (jours longs, température de l’air et du sol idéale). Malheureusement, pour des considérations commerciales, les opérations d’aération sont souvent décalées tôt (trop) ou tard (trop) en saison. Certains golfs aèrent en février ou en novembre, ce qui est inconcevable avec le cycle de la plante.

Si l’aération jouit donc d’une très mauvaise réputation auprès des golfeurs, c’est cependant une opération nécessaire.
  
Avec un bon matériel et des conditions météorologiques optimales, la gêne occasionnée par l’opération peut être minime.

Une fertilisation 8 à 10 jours avant l’aération permet de conditionner la plante avant l’opération.
Un léger verticut dans les jours qui précèdent est un plus pour uniformiser le tapis et mieux positionner le sable voire la semence.
Le jour de l’aération, le sol doit être humide sans excès.
Dans le cas d’un carottage, les carottes sont ramassées ou soufflées selon leur taille.


On n‘a pas souvent accès à ce qui se passe sous le gazon, on profite donc des trous d’aération pour positionner dans le sol les engrais (surtout le phosphore et la potasse, peu mobiles), les conditionneurs de sol (céramiques poreuses, terres de diatomées, zéolithe, charbon de bois), les amendements (matière organique), les  bio stimulants et bien sûr le sable destiné à l’amélioration de la porosité, pour favoriser la circulation de l’eau et de l’air entre les particules solides du sol.




Une brosse ou une grille (Drag Mat) est passée en surface pour faire pénétrer le sable dans les trous.
La quantité de sable varie en fonction de la profondeur de travail et du diamètre des trous réalisés.

Les différents types de louchets :

Le louchet creux : louchet de forme tubulaire qui aère le sol en extirpant des carottes de 6 à 25 mm de diamètre. Très utile pour décompresser les premiers centimètres et pour enlever une partie du feutre (accumulation de matière organique peu décomposée en surface).

Le louchet plein : pointe cylindrique qui aère le sol sans extirper de matière. À ne surtout pas utiliser en sol compacté. La pénétration dans le sol se fait en force et densifie les premiers centimètres. Diamètres de 6 à 25 mm. Des pointes ‘’aiguille’’ de moins de 6 mm de diamètre sont utilisées pour augmenter le nombre de passages sans occasionner de gêne pour le jeu. 
 
Le louchet à éjection latérale : louchet creux dont la partie intermédiaire est évidée pour limiter la formation de bouchon que l’on peut rencontrer dans les sols lourds ou en présence de racines. Les carottes sont plus émiettées. Très adapté pour les aérations de faible profondeur ayant pour but d'extirper le feutre.

La pointe en croix : pointe en forme de croix qui maximise la surface de contact avec l’air. Ce type de pointe permet d’apporter aux racines de l’air, de l’eau et des nutriments avec une gêne minime pour le jeu.

La pointe baïonnette : pointe terminée par une lame plate, elle permet d’apporter aux racines de l’air, de l’eau et des nutriments avec une gêne quasi inexistante pour le jeu.

Pour ce qui nous concerne, nous étions impatients de recevoir cette machine pour résoudre le problème de champignon du sol qui rend hygrophobe le sol contaminé. En effet les basidiomycètes ont la particularité de secréter des substances huileuses qui enveloppent les particules du sol et les rendent hygrophobes. Dès lors, le sol ne se ré-humecte pas et le gazon dépérit. Le green du 8 et l'arrière du 16 sont impactés par ce champignon. Intervenir sur ces deux greens était donc une priorité. Après l'aération, les carottes ont été ramassées et nous avons épandu du PermO2Pore, une céramique poreuse (issue de montmorillonite) cuite à ultra haute température. 
Permo2Pore

Ce traitement confère au produit une porosité très importante qui sera à même de stocker de l'air et de l'eau dans le sol. Les micro organismes tireront également partie de ces propriétés pour s'y loger. Nous avons également épandu  du Matrix, composé de terre diatomée, de carbonate de calcium, de matière organique et d'extraits d'algues marines. Un regarnissage avec un mélange d'agrostis stolonifère et d'agrostis tenuis a été réalisé. Un sablage de surface puis un arrosage copieux ont été effectués, en attendant la pluie pour mettre tout en place.  

L’aération des greens mais aussi des tees et des fairways lorsque c’est possible, est un mal nécessaire. Pour ne pas perturber trop le jeu, l’idéal est de multiplier les opérations légères, qui impactent peu ou pas la surface.

mardi 4 juin 2019

Matériel Acte VII Les tees


Parlons un peu de notre machine à départs qui est passée un peu inaperçue sur le blog, victime d'une livraison groupée, avec d'autres matériels. Nous avons reçu il y a quelques jours, notre machine à départs et tours de greens Toro. 


Jusque là, ce sont les tondeuses à fairways qui palliaient son absence.
Notre Reelmaster 3100 sidewinder est dotée d’un système de translation des unités de coupe pour les déporter sur la droite ou sur la gauche, pendant le travail. Cet équipement permet d’épouser au mieux les reliefs et les contours à tondre. D'une largeur de 180 cm, elle est réglée à 10 mm de hauteur et épaulera la tondeuse à fairways sur les tours de green. 

Par ailleurs, la tonte au carrée antérieurement pratiquée, est abandonnée au profit d’un design plus classique, avec des contours arrondis. Intérêt de ce changement, gain de surface de départ en épousant au plus juste la forme ovale des plateaux et gain de temps de tonte avec moins de manœuvres à effectuer sur chaque plateau. 



vendredi 3 mai 2019

Le matériel Acte VI : La sableuse


Notre sableuse tractée ProPass 200 TORO est à pied d’œuvre.

Le ProPass est attelé derrière un tracteur et muni de 4 roues sur le même essieu pour limiter la pression au sol. Le système de distribution est équipé d'un double disque à l'arrière pour une meilleure répartition et d'un fond mouvant pour convoyer le sable. La largeur de travail varie entre 3 et 10 mètres selon les réglages. 

Les trois tâches qui lui seront dévolues tout au long de l’année sont :

Les Top-Dressing : Ces sablages légers et fréquents ont pour but d’uniformiser la surface des greens. Le sable, apporté en petite quantité, se positionne au niveau du collet de la plante, assainissant la surface, nivelant les imperfections de surface et raffermissant le premier centimètre. Par ailleurs, cet environnement où circulent librement l’eau et l’air, permet aux micro-organismes de dégrader le feutre. Le sable utilisé doit être  extra siliceux, d’un pH neutre ou légèrement acide et sa granulométrie comprise entre 200 microns et 1,5 mm. Des éléments trop fins colmateraient à terme la surface du green, limitant la circulation de l’eau et de l’air dans le ‘’Top Soil’’, des éléments trop grossiers formeraient un sol instable, trop drainant, favorable au cisaillement des racines. Par ailleurs, les  éléments des tondeuses seraient soumis à une abrasion trop importante. Les quantités apportées varient de 0,1 litres à 1 litre par m² derrière une opération mécanique de surface (spike, verticutt, microaération etc). La fréquence est variable avec la saison, plus les Top-Dressing sont fréquents plus ils peuvent être légers.

Les quantités appliquées sont de l'ordre de 2 à 3 m3  sur l’ensemble des greens pour les opérations les plus légères.

Les sablages : Le terme de sablage est plutôt destiné aux épandages plus importants qui suivent les opérations mécaniques de profondeur telles que les aérations à louchets (creux ou pleins), les décompactages (broches), les défeutrages importants (type Sisis ou Graden). Le sable utilisé doit être  extra siliceux, d’un pH neutre ou légèrement acide et sa granulométrie comprise entre 500 microns et 2 mm. La fréquence des sablages est directement liée au nombre d'opérations mécaniques. Les quantités apportées varient de 1,5 à 3 litres par m². Dans le cas du décompactage, le sablage est effectué avant le passage de l’aérateur pour ne pas rouler sur la surface ameublie. Contrairement au Top-Dressing léger, le sablage est suivi d’un brossage pour faire pénétrer le sable dans les trous.

La fertilisation des fairways et des roughs : Le système à double assiette à l’arrière de l’épandeur est également bien adapté à l’épandage d’engrais solide sur les grandes surfaces. Deux à trois fois par an, sur les fairways, la fertilisation est appliquée pour apporter au gazon les éléments nutritifs dont il a besoin pour sa croissance. Le but est de densifier le tapis pour améliorer le ‘’lie’’ de la balle et limiter le développement des adventices et de la mousse. Ponctuellement, les zones de rough les plus pauvres peuvent recevoir un petit coup de ‘’pousse’’.  




lundi 29 avril 2019

Matériel Acte V : Le regarnissage


Nous venons de recevoir notre regarnisseur à pointes Speed Seed de marque Redexim.


Cet outil de 1,60m est attelé derrière un tracteur et peut être utilisé soit en regarnissage soit en spike seul, sans semence.
Le kit de pointes supplémentaires sur le rouleau arrière, permet de doubler le nombre d’impacts au m², en passant de 990 trous/m² à 1980 trous/m².


La graine tombe par gravité, distribuée par la trémie, dont on règle l’ouverture et la vitesse d’agitation selon la taille de la graine et la quantité souhaitée au m² (pignon cranté). La vitesse de travail peut atteindre 12 km/h.


Pour les graines fines (agrostis tenuis, agrostis stolonifère voire pâturin commun), pour le regarnissage des greens, on sèmera entre 2 et 4 grammes par m², c’est largement suffisant. Le nombre important de graines au gramme (de 14000 à 16000) permet de compenser les pertes rencontrées lors du semis (graines qui ne germeront pas ou qui seront endommagées après la germination, jeunes pousses  consommées par les animaux, accidents climatiques, piétinement, passage des machines,...).

Pour  les graines plus grossières (Ray Grass, fétuques rouges, pâturin des prés), pour le regarnissage des autres zones du parcours, on sèmera entre 8 et 30 grammes par m².  
Les semences, avec leur patrimoine génétique, doivent apporter un coup de jeune à la composition floristique actuelle. Cet apport de nouvelles variétés moins gourmandes en eau, moins sensibles aux maladies et adaptées à un entretien intensif, vise une densification du tapis et une uniformisation des surfaces. Les regarnissages ne montrent réellement leur potentiel que plusieurs mois plus tard, le temps que la graine germe et soit clairement visible dans le tapis existant.
La température du sol pour le regarnissage doit être de 10°C pour l’agrostis tenuis et de 12 à 15°C minimum pour l’agrostis stolonifère. Ces plantes doivent être semées en jours longs, pour bénéficier du maximum de chaleur et de lumière. Un "semi tardif" germera mais ne donnera sa pleine expression que l’année d’après.
Le catalogue officiel des graminées à gazon compile toutes les caractéristiques des variétés. La notation attribuée permet de choisir en fonction de ses priorités : résistance à la sécheresse ou aux maladies, couleur, vitesse d’implantation, densité, pérennité, etc.

Nous avons un programme ambitieux cette année : 4 regarnissages sur les greens, avec de l’agrostis tenuis et de l’agrostis stolonifère en mélange, et 2 sur les départs, avec du Ray grass anglais et des fétuques rouges.

mardi 16 avril 2019

Quand le golf rime avec développement durable


Le Golf de Caen est, depuis plusieurs années, engagé dans une démarche éco responsable, à ce titre la Fédération Française de Golf doit prochainement nous décerner le Label  ‘’Golf pour la Biodiversité’’. Le Golf devrait recevoir le kit de communication en lien avec ce label.



Nos objectifs : Réduire la consommation d’engrais chimiques et de produits de traitement, avoir une gestion de l’eau avisée, améliorer la biodiversité par des pratiques culturales respectueuses de la faune et de la flore conjointement à la mise en place de mesures propres à favoriser l’habitat des espèces endémiques. 

Le but de réduire fortement, voire supprimer (là où c’est possible), l’apport de produits de traitement, nous conduit à revoir complètement notre approche de la fertilisation et de la gestion des parasites. Nous allons intensifier l’entretien et en particulier les apports par pulvérisation de produits naturels (peu et souvent). 


Rien d’étonnant donc si les greens ou les tees sentent la garrigue (huiles essentielles ou décoctions de plantes) ou le bord de mer (algues marines).


Préserver le milieu, préserver les jardiniers et les golfeurs, préserver le gazon, c'est le défi de demain.


Les trois axes de travail :

1]  La pulvérisation d’engrais foliaire pour nourrir le gazon. On lui apporte de façon directe, en s’affranchissant du passage par le sol, les éléments fertilisants majeurs dont il a besoin :  N (azote) P (phosphore) K (potasse), les éléments secondaires : magnésie, calcium, soufre, et les oligo-éléments : fer, manganèse, zinc, cuivre, bore, molybdène.




2] La pulvérisation d’engrais racinaire pour corriger les carences du sol et les blocages d’éléments fertilisants dus au pH de l’eau et à la concentration en calcium du sol. Ces apports servent à libérer de la place sur le ‘’mille-feuilles’’ du sol pour y stocker les éléments fertilisants et les oligo-éléments.

3] Les pulvérisations biologiques ayant deux buts :

Ø Un but agronomique pour activer la vie microbienne du sol et renforcer les défenses de la plante.


   Cela se fait à partir d’apports de SDN (Stimulateurs de Défenses Naturelles), c'est-à-dire des composés humiques, des hormones de croissance, des sucres (mélasse de canne ou de betterave), des extraits d' algues, des décoctions de plantes, des huiles essentielles qui renforcent simplement la plante ou lui envoient des signaux chimiques pour la faire entrer en mode résistance.  

Ø Un but prophylactique en agissant sur les maladies pour avoir le moins possible recours aux traitements fongicides. Pour cela on utilise de bonnes bactéries, pour la rhizosphère (pseudomonas, bacillus, entérobactéries par exemple) ou des champignons saprophytes (trichodermas par exemple). Certains de ces champignons ont un effet bénéfique direct grâce à leur relation symbiotique avec le système radiculaire du gazon. Mais d’une manière plus générale, on utilisera leur potentiel soit pour parasiter de manière ciblée le champignon pathogène, en l’investissant (mycoparasitisme) et/ou en le détruisant à distance (antibiose), soit pour coloniser les espaces du sol que le pathogène aurait cherché à occuper et utiliser ses sources de nutrition. Les deux modes de lutte sont à mener en parallèle.


En ce qui concerne les insectes ravageurs (tipules, taupins, noctuelles, hannetons), les insecticides sont interdits depuis de nombreuses années, la prophylaxie ne peut passer que par la lutte biologique.

o Parasitisme des ravageurs avec des champignons ou des bactéries entomopathogènes ou des nématodes entomophages. 
o Utilisation de répulsifs à base de décoction de plantes ou d’huiles essentielles.
Implantation de nichoirs pour favoriser l’installation d’oiseaux ou de chauve-souris qui vont réguler les populations des ravageurs.

Coincé entre empreinte carbone et qualité des parcours, entre réchauffement climatique et vitesse des greens, protection de l’environnement et Ryder Cup, le golf français fait sa mue.

Le Golf de Caen la Mer entre dans une nouvelle ère pour le bien de tous, le beau et le durable.   



lundi 8 avril 2019

Matériel Acte IV : Les semi-roughs


Nous venons de recevoir notre seconde machine à roughs, une Groundmaster 4300 S TORO.


Équipée de 5 cloches rotatives, cette machine sera dévolue à la tonte des semi-roughs. Sa maniabilité, ses 4 roues motrices et la conception du système de tonte lui permettent en effet d’épouser les reliefs des buttes (flancs de départs et tours de greens), et des grass-bunkers.


La machine, d’une largeur de coupe de 2.29m sera réglée à une hauteur de 32 mm. Elle dégagera les tours de fairways, sur 2 ou 3 largeurs pour arrêter les balles qui s’égarent. Les rouleaux de réglage situés à l'arrière des cloches, permettront une tonte avec des bandes de couleur clair/sombre, comme sur les fairways.

mercredi 3 avril 2019

Matériel, Acte III : Transporteur

Un petit véhicule technique Toro est arrivé hier soir.  Neuf, tout frais sorti de son container en provenance de Bloomington, dans la banlieue de Minneapolis (Minnesota).                                                                                                     

Ce Workman GTX est l'outil indispensable pour les déplacements et les petits transports : changement des trous, piégeage des taupes, ramassage des branches, traction d'une brosse ou d'un souffleur et bien d'autres tâches encore. Cet engin est équipé du système Stop and Start comme les voitures récentes, pour des raisons d'économie de carburant, mais surtout pour limiter les nuisances sonores lors des nombreux arrêts. 

mercredi 27 mars 2019

Matériel, acte II : les fairways

Nous avons reçu l'une des deux tondeuses qui composeront le parc de machines pour les fairways et certains tours de greens. La Reelmaster 3575 Toro est arrivée hier matin et est instantanément entrée en action.



L’intérêt de ce type de matériel est qu'il allie la largeur de travail d'une tondeuse à fairways de cinq éléments à la maniabilité et la légèreté d'une triplex à tour de greens . L'autre point fort de cette machine, est la répartition en triangle de la puissance hydraulique sur les 3 roues motrices pour affronter les pentes et les dévers. Le couple de traction est plus important que sur une machine à quatre roues motrices. Cela ne sera pas superflu sur les fairways des trous 5, 7 et 12.  Les éléments à 8 lames sont de bon calibre et ce n'est pas de trop pour notre remise à niveau du parcours. Les tontes, moyennes et très très espacées de ces dernières semaines, avaient laissé des fairways quasiment à hauteur de rough. Nous avons profité de ces premières tontes pour redessiner les fairways, pour mettre en valeur des éléments visuels du parcours, comme des bosquets, des buttes ou les ''grass bunkers'' (bunkers d'herbe) chers à l'architecte du parcours Fred Hawtree.
La hauteur de tonte est de 16mm. Le nouveau dessin correspond mieux aux formes souples des courbes et des vagues de l'inconscient collectif des golfeurs. Les semi-roughs seront assez ras pour ne pas pénaliser les coups qui s'égareraient. En contrepartie, certains complexes de green (colliers, tabliers et tours de greens) vont être élargis, englobant parfois le ou les bunkers. 



Idéalement, le gazon des fairways doit être dense et uniforme de telle sorte que les brins de gazon n’interfèrent pas lors du contact entre la tête de club et la balle.

L'évolution vers des machines plus légères et plus maniables, permet depuis 3 décennies de dessiner les fairways en fonction des aspirations des dirigeants. La largeur des zones de réception varie entre 35 et 45 mètres, tandis que les zones intermédiaires peuvent être réduites à 25 voire 20 mètres de large. Les formes épousent les contours naturels du parcours tels les bassins, les alignements d'arbres ou les reliefs (buttes ou creux). Les zones de rough et de semi-rough, au delà de la sanction des mauvais coups, sont également là pour mettre en valeur les surfaces tondues plus ras.
La hauteur de tonte varie entre 10 et 25 mm selon les moyens disponibles. La nature du sol, le niveau des joueurs, le budget d'entretien, le nombre de jardiniers, la nature des graminées, sont autant de paramètres qui influent sur cette hauteur. Pour les tontes très rases, les parcours de haut niveau équipent parfois leurs tondeuses à fairways de bacs pour collecter les déchets. Les tondeuses modernes sont bien plus maniables que les antiques éléments traînés derrière le tracteur. Ce qui permet de jouer avec les formes et les couleurs. Les tontes croisées (stripping), permettent de réaliser un damier en alternant les sens de tonte.

                          

La tonte unicolore requiert plusieurs machines qui avancent de front pour tondre le fairway dans un seul sens. Les tontes bicolores (black & white) sont réalisées en séparant le fairway en son milieu, la partie gauche sera tondue dans le sens du jeu et la partie droite dans le sens contraire. La différence de couleur entre une bande sombre et une bande claire vient du sens de tonte. Pour la bande claire, le brin a été tondu, donc couché dans le sens du jeu. On perçoit le dessus du limbe des feuilles, plus brillant, qui accroche moins la lumière. Pour la bande sombre, donc tondue à l'inverse du sens de jeu, le gazon, couché ''face au joueur'', offre à l’œil le dessous des feuilles et donc l'ombre portée sous les brins de gazon. 




Les fairways tondus en bandes requièrent d'avantage de temps que le ''black & white'' où les manœuvres sont moins nombreuses.
En période hivernale, l'effet de bandes peut être obtenu par brossage ou roulage.

Au-delà de la tonte, un certain nombre d'opérations mécaniques vont venir renforcer la qualité des fairways. C'est un nouveau chapitre qui s'ouvre... 

























vendredi 22 mars 2019

Le nouveau départ du golf de Caen la Mer


Le départ, à la fin du contrat de Délégation de Service Public qui liait Bluegreen à Caen la Mer, a laissé un grand vide (dans le hangar).


La valse des camions-remorques et des porte-chars a emporté loin de notre Normandie les tondeuses, véhicules de transport, matériel spécifique et autres voiturettes.





 Depuis le 28 février, nous assurons un ‘’service minimum’’, avec le matériel prêté par le Golf de Louvigny et par le Golf d’Omaha Beach.

Notre première machine est arrivée hier, nous l’avons mise en route à la première heure ce matin. Notre Groundmaster 1200 Pull de 3,66m sera l’artisan de superbes semi-roughs.


Le reste du matériel arrivera au fur et à mesure des disponibilités chez les fournisseurs. Pour certains matériels qui arrivent des Etats Unis par containers, des machines de prêt seront mises à notre disposition entre temps.

Jusque là, la météo fraîche et particulièrement humide de ces dernières semaines, a retardé la pousse. Le temps plus sec et la remontée du thermomètre vont vite provoquer une pousse accélérée. Nous allons tout mettre en oeuvre pour éviter de se retrouver avec 100 Ha de rough ...  

lundi 25 février 2019

Ça frémit, c'est le printemps


L’ensemble des zones de jeu ont été tondues. C’est plus une coupe de propreté qu’une réelle nécessité, bien que certaines zones de roughs commençaient à être un peu hautes.


La campagne 2018/2019 des sous bois tire à sa fin, les zones travaillées ont été élaguées, les branches ont été broyées et le copeau a été ou sera étalé dans les sous-bois. Les souches ont été rognées pour permettre d’intervenir régulièrement avec un engin afin d’éviter la repousse des rejets sur les zones nettoyées.

Les travaux préparatoires à la saison sont en cours. Ces derniers jours, les greens ont été spikés puis aérés avec des louchets en croix. Un regarnissage avec du pâturin commun (Poa Trivialis) devrait combler les quelques stigmates des taches de maladie de cet hiver et les zones un peu clairsemées sur le green du 5, du 8, du 11 et du 12. Cette graminée peut germer en quelques jours même à des températures assez basses. Supportant mal les fortes chaleurs, ce regarnissage disparaîtra au fur et à mesure que l’été arrivera. Entre temps, la pousse naturelle des graminées en place sur les greens (Agrostis Stolonifère et Pâturin Annuel) aura pris le relais.  Par ailleurs, dès que les températures augmenteront (12 à 15° la nuit) un regarnissage avec un mélange d’Agrostis Tenuis et d’Agrostis Stolonifère sera effectué.




Une fertilisation des greens et des tees a été faite, avec un engrais ayant une fraction assimilable tout de suite et une fraction retard qui se libérera un peu plus tard. Cette fertilisation précoce à pour but de mettre à disposition du gazon une source de nutrition pour le démarrage de la pousse. La partie aérienne des graminées ne pousse qu’à partir de 10 à 12°, cependant entre 5° et 10° la plante commence à avoir une activité racinaire qui lui permet de reconstituer ses réserves de glucides après l’hiver.  


Dès que les températures remonteront, nous allons pouvoir commencer les top-dressing (sablages de surface légers) pour améliorer la planimétrie et raffermir la surface des greens.

dimanche 30 décembre 2018

Élagages d'hiver

A Houlgate, entre deux passages de sangliers, nous avançons sur les élagages. Cette opération à divers buts comme éclaircir des zones denses, ouvrir les couloirs de jeu, améliorer l'aspect paysager de certaines zones, ou faciliter le passage des engins et en particulier la tondeuse à roughs et le tracteur avec les éléments traînés pour les semi-roughs. 


C'est en particulier le cas du trou N° 9 où le fossé tout le long du fairway a été dégagé, ainsi que les abords du green. Au tee du trou N°12  un bon nettoyage à été fait au niveau des boules jaunes et blanches pour donner un peu de lumière mais aussi pour ouvrir le jeu pour le back-tee. Au trou N°10, le bosquet de droite avant le green à été nettoyé pour mettre en valeur quelques beaux sujets et dégager cette zone où bon nombre de balles terminent.


Ces travaux d'élagage sont également l'occasion de dégager l'arrière du Club House pour donner un peu plus de lumière dans le Pro-Shop et mettre en valeur la bâtisse. Par ailleurs, la végétation était tellement luxuriante que les arbres et arbustes des deux rives du ru se touchaient. Quelques rejets poussaient même à l'horizontale au niveau de l'eau limitant l'écoulement lors des très fortes pluies.



 En début d'année, quelques travaux complémentaires seront effectués. D'une part par l'équipe du golf, toujours pour améliorer le  jeu et/ou l'aspect esthétique. D'autre part, une entreprise extérieure spécialisée interviendra pour réaliser quelques élagages de mise en sécurité de certains arbres dont des branches sont dangereuses. Dans d'autres cas, ces travaux concerneront des branches venant interférer sur le jeu. En particulier le saule à droite devant le  tee du trou N°1 et les branches hautes sur la gauche du trou N°14.